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Une nuit folle, folle

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Une nuit folle, folle

Titre original Midnight Madness
Réalisation Michael Nankin
David Wechter
Scénario David Wechter
Michael Nankin
Acteurs principaux
Sociétés de production Walt Disney Productions
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie, Aventure
Durée 112 minutes
Sortie 1980

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Une nuit folle, folle (Midnight Madness) est un film américain réalisé par Michael Nankin et David Wechter, sorti en 1980. Michael J. Fox fait ses débuts au cinéma et joue le rôle de Scott, le frère cadet.

Léon (Alan Solomon) planifie « La Grande nuit blanche » en choisissant les étudiants à participer à sa chasse au trésor tout le long de la nuit. Les cinq équipes, chacune désignée par les couleurs blanc (les nerds, qui détestent les verts), vert (les sportifs), rouge (consœurs, qui détestent les verts), jaune (les héros, qui sont fair-play) et bleu (les principaux antagonistes, tricheurs, qui détestent les jaunes) ont chacun des donnés et des indices pour résoudre les différents puzzles pour les mener au prochain site qui est caché dans la ville...

Fiche technique

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Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources concordantes suivantes : Leonard Maltin[1], Mark Arnold[2] et IMDb[3]

Distribution

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Paul Reubens en 1985.
Michael J. Fox lors de la 39e cérémonie des Emmy Awards en 1987.

Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources concordantes suivantes : Leonard Maltin[1], Mark Arnold[2] et IMDb[3]

Répartition des équipes

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Equipe jaune
  • David Naughton : Adam Larson, chef d'équipe
  • Debra Clinger : Laura
  • David Damas : Marvin
  • Joel Kenney : Flynch
  • Michael J. Fox : Scott Larson
Equipe bleue
Equipe verte
  • Brad Wilkin : Lavitas, chef d'équipe
  • Dirk Blocker : Blaylak
  • Curt Ayers : Armpit
  • Trevor Henley : Cudzo
  • Keny Long : Gerber
Equipe rouge
  • Maggie Roswell : Donna, chef d'équipe
  • Robyn Petty : Berle
  • Betsy Lynn Thompson : Peggy
  • Carol Gwynn Thompson : Lulu
Equipe blanche
  • Eddie Deezen : Wesley, chef d'équipe
  • Marvin Katzoff : Débatteur no 1
  • Christopher Sands : Débatteur no 2
  • Michael Gitomer : Débatteur no 3

Sorties cinéma

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Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database.

Le film devait s'intitulé The Great All-Nighter (« La grande nuit blanche »)[4]. Le scénario est inspiré d'une histoire vraie d'un jeu pratiqué en cachette sur un campus universitaire et relaté dans la presse[4].

L'acteur Stephen Furst est connu comme un ancien livreur de pizza dont la carrière a débuté avec American College (1978) de la série National Lampoon qui reprend ici un rôle similaire, et prévoit de participer à une suite Class Reunion (1982)[5]. Âgé de18 ans à l'époque du tournage, Michael J. Fox à l'aspect juvénile tient ici le rôle d'un jeune adolescent, épargnant au planning des prises de vues nocturnes et les innombrables contraintes horaires imposées par les contrats de comédiens mineurs[4]. C'est aussi le premier rôle de Paul Reubens interprétant le propriétaire du Pinball City, une version préliminaire de son personnage de Pee-Wee Herman[4]. L'actrice Patricia Alice Albrecht est mentionnée dans le Detroit Free Press début janvier à cause de ses origines locales[6]. Elle est décrite comme une mince jeune femme blonde d'1m60 et 45 kg (5.3 pieds et 100 livres) aux grand yeux bleus semblant avoir moins de 20 ans et ayant des aspirations de starlette mais son expérience professionnelle donne à penser qu'elle a plus[6]. La journaliste précise que son âge est secret mais qu'après son diplôme en d'art obtenu en 1976 elle s'est installée en 1978 à Los Angeles[6]. David Naughton était connu pour ses rôles dans des publicités pour Dr Pepper[7].

La scène de Madame Grimhouse téléphonant avec son nez a nécessité 17 prises, d'après les bonus du DVD[4]. Les pulls de l'équipe de football américain sont ceux utilisés dans le film Gus (1976)[4].

Le film, bien que produit par Walt Disney Pictures, n'a pas été diffusé avec le nom du studio afin d'attirer le public visé, celui des adolescents et jeunes adultes[8]. Toutefois un journal de Shreveport précise bien que Disney va diffuser le film sous son label de Buena Vista à partir du 8 février 1980[9].

Un roman tiré du film a été publié en 1980[10].

Le film a été tourné dans 25 sites de Los Angeles dont l'Observatoire Griffith, l'Hollywood Wax Museum, l'Osko's Disco, l'Occidental College, le Sherman Clay Piano Museum et le Bonaventure Hotel[8]. Le tournage a été effectué en juillet 1979[4].

Bande originale

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Les chansons ont été écrites et composées par David et Julius Wechter (en)

  • Midnight Madness interprétée par Donna Fein (en)
  • Don't Know Why I Came
  • Someone New

Accueil et analyse

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Le film n'a récolté que 2,9 millions d'USD[4]. La perte pour le studio est estimée à 4,5 millions d'USD[11]. Andrew Epstein du Los Angeles Times mentionne un budget initial dépassé entre 4 et 5 millions d'USD et des recettes juste au dessus du million de dollars[12]. Epstein se demande en mai 1980 si Mary Poppins va restaurer la confiance perdue envers les studios Disney, le joyeux film de 1964 ressortant en salle en pleine débâcle du studio à cause du film Les Yeux de la forêt[12]. Gary Arnold du Washington Post considère le film comme une farce réalisée par de jeunes cinéastes à laquelle le studio doit faire face[13].

Mark Arnold écrit que, tandis que les films comme Le Chat qui vient de l'espace (1977), Un cosmonaute chez le roi Arthur (1979) et Le Trou noir (1979) ont été produit pour capitaliser sur le succès de La Guerre des étoiles, celui-ci a été produit pour surfer sur la vague de American College (1978)[4], de la série des National Lampoon's. C'est pour cette raison que le studio engage Steven Furst dans un rôle à la John Belushi, et qui joue aussi dans Take Down (1979)[4].

Mais avec le mauvais résultat du Trou noir, le nom de Disney est terni d'où la décision de retirer le nom Disney du film, remplacé au générique par Buena Vista[4]. Ce n'est qu'à partir de la sortie DVD en 2004 que le nom de Disney a été associé au film[4].

Sur un thème similaire :

Notes et références

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  1. a et b (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 316.
  2. a et b (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 327.
  3. a et b « Une nuit folle, folle » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database
  4. a b c d e f g h i j k et l (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 333.
  5. (en) « Entertainment briefs », The Jackson Sun,‎ , Leisure p. 7 (31) (lire en ligne, consulté le )
  6. a b et c (en) Diane Haithman, « Detroiter leves spotlights, heads for stardom », Detroit Free Press,‎ , p. 22 (lire en ligne, consulté le )
  7. (en) Dale Schneck, « Post-holiday releases heavy with R-rated drama », The Morning Call, no 172,‎ , p. 46 (lire en ligne, consulté le )
  8. a et b (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 371
  9. (en) « Disney will release new college picture », The Shreveport Times,‎ , p. 5-B (15) (lire en ligne, consulté le )
  10. (en) Tom Wright, Midnight Madness, Ace Books, , 151 p. (ISBN 978-0-4415-2985-8)
  11. (en) Earl C Gottschalk Jr., « Teen Formula Eludes Disney Movie-Makers », The Wall Street Journal,‎ , p. 25
  12. a et b (en) Andrew Epstein, « 'The Watcher ': All's well thats ends well - almost », Los Angeles Times,‎ , Calendar p. 7 (268) (lire en ligne, consulté le )
  13. (en) Gary Arnold, « Insipid Inferno », The Washington Post,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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